Exemples d’interventions

Pour illustrer notre démarche et nos secteurs d’interventions, vous trouverez sur cette page des exemples d’interventions simplifiés qui mettent en situation notre approche de l’ergonomie appliquée aux sujets de transition écologique.

L’autopartage

#ergonomie du partage #entretiens #analyse textuelle

Problème : Une entreprise d’autopartage constate que ses utilisateurs rencontrent des blocages récurrents à certains moments clés de l’expérience d’utilisation et souhaite l’analyse de la « partageabilité » du service à l’aide de critères ergonomiques dédiés.

Diagnostic : L’analyse qualitative et quantitative de 25 entretiens, mise en perspective avec les phases d’utilisation du service, montrent un « pic de problèmes » au niveau de deux moments clés (prise de la voiture et réalisation du plein). Ils révèlent également que les utilisateurs apprécient énormément l’aspect coopératifs de la structure mais regrettent qu’elle ne soit pas plus développée. L’inspection ergonomique révèle des difficultés « d’accompagnement » et de « gouvernance ».

Quelques recommandations : Nous proposons à l’entreprise les pistes suivantes :

  • Mise en place d’arceaux manuels pour éviter les stationnements sauvages sur les places réservées ;
  • « Embarquement » en présentiel avec les nouveaux inscrits ;
  • Développement de la participation des sociétaires (par exemple dans l’embarquement des nouveaux inscrits, le nettoyage etc.) pour libérer du temps de l’équipe professionnelle ;
  • Classification et priorisation des problèmes collectés par le service client.

Représentations et problèmes du low-tech

#analyse des représentations #analyse textuelle #questionnaire

Problème : L’association Low-tech Lab a pour objectif de diffuser les low-techs en France et fait le constat d’un manque « d’ergonomie » pour le grand public.

Diagnostic : Pour comprendre la représentation de 400 personnes vis-à-vis du low-tech et pour évaluer les aspects ergonomiques de 10 prototypes, nous avons réalisé une étude par questionnaire auprès de 400 personnes.
Nous avons pu constater (voir image) que les participants ont un discours conséquent sur les conditions de la transition vers « l’âge des low-techs », indiquant qu’il reste des verrous à dépasser en termes d’accessibilité, de mise en œuvre au niveau individuel et de changements psychologiques. Nous avons aussi identifiés 15 catégories de problèmes rencontrés par les utilisateurs de low-techs (ex. Compatibilité existant, Connaissances/compétences, Fonctionnalités manquantes).

Dendrogramme représentant les thèmes significativement évoqués concernant le low-tech (logiciel Iramuteq).
Dendrogramme représentant les thèmes significativement évoqués concernant le low-tech (logiciel Iramuteq).

Quelques recommandations : Nous avons mis en avant plusieurs pistes pour une meilleur diffusion grand public du low-tech :

  • Proposer différents niveaux de modes d’accès aux low-techs : « en autonomie », « en apprentissage direct » et « en achat » ;
  • Adapter les low-techs à un contexte urbain ou réfléchir à des low-techs spécifiques à ce contexte ;
  • Construire des services (assurance, approvisionnement, récolte, entretien etc.) autour des low-techs ;
  • Intégrer dans la conception les problèmes rencontrés par les utilisateurs comme des critères à remplir par la low-tech.

Le défibrillateur grand public

#ergonomie des systèmes critique #utilisabilité

Problème : Les défibrillateurs externes automatisés sont des outils permettant de réanimer une personne en arrêt cardio-respiratoire. Pour chaque minute sans prise en charge, une personne en arrêt cardio-respiratoire perd 7 à 10% de chance de survie. Un fabricant de défibrillateurs souhaite s’assurer de l’efficacité de l’utilisation de son appareil par le grand public.

Image d'une personne utilisant un défibrillateur sur un mannequin.
Test utilisateur sur un défibrillateur

Diagnostic : Un test utilisateur avec un mannequin nous permet d’identifier un manque de guidage de l’utilisateur pouvant occasionner une perte de temps importante (environ 2 minutes) et une mauvaise réalisation de certains gestes (pose des électrodes, massage cardiaque etc.). Par ailleurs, il n’est pas clairement indiqué que l’on peut passer les instructions, ce qui occasionne une perte de temps importante chez les individus formés à l’utilisation du défibrillateur.

Quelques recommandations : Nous proposons différentes améliorations concernant notamment le guidage de l’utilisateur :

  • Ajout d’un guidage visuel pour l’ouverture du défibrillateur ;
  • Simplification et homogénéisation des guidages auditif et textuel ;
  • Explicitation de la possibilité de passer des consignes ;
  • Suppression d’un bouton de paramétrage inutile au sauveteur.